Le relevage et le palissage

La vigne étant de la famille des lianes et ayant tendance à pousser de manière anarchique, les viticulteurs ont dû développer des méthodes afin de contrôler la croissance et la production du raisin.

De mi-mai à début juillet, deux techniques complémentaires sont utilisées afin de recadrer cette plante récalcitrante.

Le palissage

Le palissage consiste à conduire nos plants sur une structure, la plupart du temps composée de tiges et de liens de fer. Des fils porteurs sont utilisés pour soutenir la vigne, tandis que des fils releveurs permettent d’orienter les rameaux de l’année vers le haut, ce que l’on appelle le relevage.

Le relevage

Plus précisément, le relevage est souvent associé au fait de coincer la tige entre les deux fils de fer servant de guide, tandis que le palissage consiste à placer des agrafe afin de les maintenir en position.

Avantages et outils

Les avantages sont multiples : les plants bénéficient d’une meilleure photosynthèse (les feuilles ne se recouvrant plus), sont moins humides (moins de maladies), sont plus résistants aux vents et aux passages des tracteurs. Ces opérations facilitent également les futures vendanges et les travaux du sols (fertilisations, amendements, etc.).

Les outils nécessaires au palissage sont les pinces, les tendeurs, des rehausses, des agrafes, des écarteurs, mais on peut également y rajouter divers accessoires comme des tuteurs, des protections de plantation (racks), des filets pare-grêle ou pare-oiseaux.

L’ébourgeonnage

Une fois la période de l’hiver passée, la nature reprend ses droits avec le début du printemps et les premiers bourgeons commencent à apparaître sur les vignes.

Effectué à la main, généralement de mi-avril à fin mai, l’ébourgeonnage a pour but d’éliminer les jeunes pousses superflues (double et triple bourres, gourmands, ou pousses) afin de favoriser les rameaux fructifères.

Afin de réguler les rendements, un viticulteur peut également déterminer un nombre de départ de rameaux par pied et ébourgeonner en fonction de ses objectifs. On parle alors d’ébourgeonnage fructifère.